Revenons sur ce que je disais hier : duel et emballement sanguin, regards joués et complices, et lent effeuillage des sens. Le tango, même le faux, même celui qui ne se glisse pas hors d'un 78 tours d'un Maximo Diego Pujol, même celui qui n'a plus rien d'un milonga, d'une habanera, même celui qui n'est plus solennel, et qui sent ni la gomina, ni le tabac froid, ni les écorchures à l'épine de roses sur les lèvres, c'est stupéfiant. C'est juste que nous les bouées on a pas de pieds, pas de mains, qu'on se débrouille comme ça, dvd au bec, et qu'on ira au Moulin Rouge quand tous auront tant pleuré Satine.