Quand j'aurais débarqué en Jamaïque après avoir traversé l'Atlantique en bouée, ne trouvant rien d'autre à faire que voler des mangots dans les jardins, pour les manger pas mûrs dans de la purée de piments, et pécher des écrevisses à même le bec, je me mettrai à chanter en ton nom, et puis petit canard rasta, prophète de l'éclosion de tes seins et de l'offertoire de ta nuque dans l'apocalypse des roulé-boulé-mouillé des jeux de jambes en autel et tabernacle de la création du monde, embrassé du bourreau insoutenable, le bien, roulé dans l'herbe la plume en pétard, je me débabyloniserai avec mes chœurs, des « I beg you mon cœur, shine on my way... »