Le souvenir de tes cheveux qui balaient ta nuque me harcèle plus encore qu'un blues de bleu ou qu'un raid de rouge, le parfait des cheveux défaits me rappelle une chanson qui ne s'arrête pas, dans tout ce son, dans tout ce bruit, celui du sang qui cogne aux tempes, celui des hanches qu'embrassent des hanches, dans le va-et-vient des mains qui ne savent plus quoi ni qui tenir, je vois quand la nuque se balaye du parfum des cheveux défaits, à ton cou, ce qui reste de ton cœur qui bat. Je t'écoute dormir et j'ai envie de toi.