On vend des bouées pour les cailloux, pour ceux qui ne veulent pas voir le fond encore.
Les remords ne coupent aucune soif. Ils ne comprennent pas plus que le reste, le reste qui peut toujours faire de son mieux, il n'y a pas d'autres mystères que des revers de portes qu'on ne franchit pas. Même pour prendre de l'avance. Geste d'un petit groupe de pierres : la natation synchronisée, pour qu'alone ne sonne plus comme Barcelone.
Il en va de toutes ces pièces qui font le lit des fontaines et valent à peine les prix qu'elles payent pour les vœux.
On vend aussi des bouées pour les pierres, les précieuses qui rêvent de surface.
Je secoue à gauche, je secoue à droite, des montres et des calendriers, j'attends une heure sans savoir quand elle viendra. Quand elle viendra, et si je la reconnais, je me jetterai dans les auréoles d'essence qui tachent les étangs et cachent les galets qui se ricochent dedans. Zeste de pierre qui roule comme une peau à fleur d'attendre, avec l'accent qui fait rimer Londres et Barcelone.
J'en ai marre de jeter l'argent par les fenêtres d'une fontaine qui ne marche pas. Je me coucherai bien dans ton lit à toi, pour le moment.
Nous vendons des bouées pour les moments. Les laisser flotter infiniment.