A la source du Tigre bottée, remonte le zip de l'Euphrate, aux confluents des fleuves, la source d'une vie de toi. L'empreinte humide de la terre, couverte de voiles rouges enrubannés, qui flattent jusqu'au profond des chairs, dans les torsions particulières.
Les souffles alors, m'endorment encore. Les souffles encore, effleurent les corps. Les souffles implorent, reprennent les ors. Les souffles adorent, tordre les corps
Boucle la porte, tire les rideaux, des paupières serre l'étau, respire, inspire expire, retiens-toi, sens la plume, le poids des pas de doigts. Pense-toi, rejoins-moi, et de toute conscience agonise. A l'heure où les eaux montent, se tenir par la taille, telles des bouées.
Souffle encore. En jeter le sort.
Souffle encore. Jeter nos voix dehors.
Souffle encore. C'est moi d'abord.
Souffle encore. Tordre les corps.