Le manque (ou la carence, la dépendance, l'absence, le vide, au choix) est un dédale faiblement lumineux, une rue décorée pauvrement, un Noël en mairie communiste et sans le sou, des bruit des pas qui y glissent, et les trains électriques qui y circulent foncent au souvenir qui a le goût de ta gorge, cette friandise chaude et parfumée. Le jour et ce qu'il en reste est flottant, sous les néons anémiés. Le manque, c'est marcher pour tourner en rond.
C'est comme une ville inconnue qu'on ne veut pas connaître plus. Passer dans les flaques, et effleurer son propre reflet. Qu'ai-je donc appris à l'école, qui me fasse tourner en compas mal agile ? J'ai appris les couleurs assurément, et le bleu du jour qui s'enfuit est un blues sur la ligne trente-quatre.