Un canard sur canapé, c'est un peu comme des œufs d'esturgeon sur un blinis, de la psychanalyse volatile, et des pensées éthérées. Mais j'y pose quand même mon arrière-train plastique et mes idées fixes y font assises. Des idées fixes d'amour qui prend des trains fantômes, des rails de coccinelles dans le creux de l'épaule, et le temps qui sonne creuse une sorte de fossé que le bras ne franchit pas aussi bien que la pensée, même inavouablement réduit à ne n'attraper que la solitude qui passe. Je tourne tout à la poésie, comme on tourne tout à la rigolade, je cache tout dans l'ombre d'une rime, mais l'illusion ne trompe pas.
Entre une intermittence de ta voix, des élans de pensées sans élan, qui triple-sautent des carrefours où tu n'es pas. Je ne sais pas ce qu'il y avait avant. Je ne sais plus qu'il y avait avant.
Je ne pense plus qu'à ton antre, je ne pense plus qu'à ton âtre, je ne pense plus quand j'y entre, et j'ai le souvenir en saccade, c'est la vache folle attitude des paupières qui photographièrent l'instant, ou le peu d'équilibre de la fusion, dans la mixité cardiaque, un non, un oui, ou un doucement.
Je me retourne... change les sens, souvenir, et reflet... Je ne sais pas ce qu'il y avait avant, de l'inodore à présent.