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Descendre la rue, en trottinette, courir tout nu, l'canard à l'air. Prendre sur la droite. Se croire à gauche. A la taille basse, se tenir synchrone, on a trois ans, ou peut-être quatre. Dans l'eau les vagues, le ciel la mer, l'enfance est rien. Qu'un jeu éphémère. Des enfants sur la plage, ceinturés de bouées. Pour ne plus penser, à ce que je pense, je pense aux arômes des caféiers. Prendre sur la droite, se croire à gauche, et dans un reflet de pupille et de plafond, de table branlante, se jeter à terre, taper des poings, sur des boxers, qui n'en sont pas.

Tu fermes les yeux, tu rouvres mes poings, je perds mes doigts, dans tes cheveux. Et face à face, on s'embrasse mieux. Tu te souviens mes mots, quand je divaguais, sur l'oreiller, ça suffira, à me faire rêver.


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U
qui pense fortà toi...parce qu'un jour au bord du périph', y'aura des moules et puis des frites, des frites et pis des moules...ou parce qu'avant là-bas dans cette ferme, y aura des réjouissances autharciques que peu connaîtront...
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