• Je suis revenu d'avec le soleil

     

     

     

     

    Je m'en viens d'avec le soleil, comme parfois fait la lune, quand elle part s'accrocher. Aux bordures. Des clipses. C'est comme quitter les draps, dire adieu aux au revoirs, dire bonjour aux bons jours, et refermer les yeux. Agrippé aux falaises, mangé par les déroutes, sur la dentelle des doutes, l'horizon des planchers. Comme parfois fait la lune, quand elle part s'accrocher.

    La plume a jeté l'encre, dans une anse de papier, une baie domestiquée, à flanc de sommier. Le tatoueur avait déménagé. La marque de ses doigts sur les meubles empoussiérés avait manqué, entre autres intentions de ses doigts.

    Les desseins volubiles du soleil au coucher seraient d'oranger les mois d'août pour mieux nous regarder. Pris à son propre jeu, des sabliers calendriers, sur ses jours lancés nous l'entendrons à la cave, faire tourner les chauffages. Alors sans ce témoin héliostylé de reflets bigarrés, ce sera comme retrouver les draps, et puis juste tout chiffonner. [Et si tu as le temps de sourire : revenir, c'est un peu repasser.]

    Je n'ai pas pu m'empêcher. Je m'en viens d'avec le soleil et ses perles de pluie venues du pays que tu sais bien, où s'enlisent des paragraphes et des figures sans style. Revenu comme j'étais parti amoureux, mais pour ne plus trop baliser les frontières du plaisant. Comme nous avons tourné, sur des diables endansés, puisque les musiciens n'étaient pas là, et les cambrésiennes dans nos poches, à l'ombre d'on a pas le temps ne nous laissaient l'instant des danses.

    Ce qui m'est revenu, en revenant, comme un fantôme amnésique, qui boîte comme il écrit. En faisant tinter des allumettes du Massachusetts.

     



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